Le 1er Mai
Que célébrons-nous aujourd’hui ?
Le Muguet, mais pas seulement. C’est aussi la fête du TRAVAIL !
Regardons tout le travail que le muguet a dû fournir pour nous offrir toute sa beauté
sous sa belle et unique forme que lui seul peut faire.
Il a dû s’occuper de faire monter toute la nourriture de ses racines avec courage, cœur et force pour faire sortir sa tige de la terre.
Porter toutes ses multiples petites clochettes avec leur parfum printanier plein de vie.
Il a dû se concentrer et rassembler ses énergies en permanence. Grâce à son désir et à sa volonté d’être dans un projet plus grand que lui.
Que du chemin parcouru pour arriver jusqu’à nous au bon moment et être le symbole du 1er mai.
Inspirons-nous de tout ce travail, discret et invisible à l’œil nu.
Que le mois de mai et la fleur du muguet soient pour nous une initiation à l’âme du travail.
C’est quoi aujourd’hui le travail ?
Doutes, incertitudes, insécurité, chômage, burn-out, maladies de toutes sortes,… Pour beaucoup d’entre nous le travail ne nous parle plus. Ce n’est plus nous. C’est quelque chose à l’extérieur de nous que nous subissons.
Le travail devient synonyme de pénurie, d’isolement, de division, de guerre et de mort. C’est devenu un nom barbare qui ne nous donne plus envie de nous mettre debout le matin. ( J’en ai marre, je suis crevé, je suis inquiet, je suis tellement … que je n’y suis plus du tout au travail). On se sent floué, abusé, désorienté, découragé, désespéré… mourir à petit feu.
Le travail perd son sens initial, ne donne plus de la joie, ne crée plus des liens ni avec nous-mêmes, ni avec les autres et encore moins avec la vie.
Ces nouveaux systèmes d’idées actuelles qui moulinent tout nous laissent dans une sorte de no man’s land sans plus de points de repères.
Comment retrouver le sens initial du travail ?
Je vous propose de chercher le sens initiatique du travail avec le Bateleur, la première Arcane du Tarot.
Le Bateleur
Debout derrière sa table avec presque tout ce dont il a besoin à portée de main.
Il nous dit que le travail est la première action pour créer la vie.
Pour rester en vie, l’entretenir, pour nous développer, il faut être en action, en mouvement.
C’est une nécessité vitale et existentielle.
Comment ça ?
Le Bateleur explique.
Quand tu arrives au monde ta première action va être de respirer tout seul.
Ensuite, tu vas pleurer quand tu auras faim, quand tu voudras qu’on te prenne dans les bras…, bref tu poses des petites actions pour communiquer tes besoins.
Au fur et à mesure, tu apprends aussi à connaître tes désirs !
Tu sais ce que tu aimes, ce que tu n’aimes pas, ce que tu veux et ce que tu ne veux pas. Ce qui te fait du bien ou pas.
C’est à ce moment-là que tu fais connaissance avec tes talents, tes envies, les choses que tu adores faire, que tu n’arrêtes pas de répéter parce que tu as beaucoup de plaisir : lire ton histoire préférée, regarder un dessin animé, construire un puzzle, jouer au jeu de l’oie, au scrabble, jouer au tennis, faire du karaté, danser, préparer des gâteaux, inviter tes copains à jouer dans le jardin… Bref, plein de créativités qui développent ta sensibilite et te mettent en contact avec ton âme.
Ces habilités te préparent à être qui tu voudras plus tard et faire que toi seul peut faire pour être.
Tu choisis et tu fais tes études, un apprentissage, en fonction de ce qui te parle le plus.
Tu acquiers des compétences.
Tu trouves ainsi ta place dans la société.
Car ne l’oublies pas tu as une place précise comme tu as prénom propre dans ta famille.
Mais ne te méprends pas, ton premier travail est de prendre soin de toi, de tes besoins physiques et émotionnels.
Ecoute tes besoins et désirs pour entendre et sentir ton être.
Quand tu es petit, tu le fais automatiquement, inconsciemment. En grandissant, tu réapprends à prendre soin de toi mais cette fois en pleine conscience. Tu ramènes ce qui est inconscient, naturel à la conscience.
Ecoute ce que ton âme veut que tu fasses pour être aussi unique que l’est le muguet.
(Re)Connais l’adulte que tu es. Ce travail s’appelle le développement personnel.
Tu découvres tes origines, d’où tu viens pour faire progresser ta famille d’âmes et accomplir ce qui n’est pas encore fait. Voilà un travail joyeux et enrichissant.
N’aies jamais peur d’être toi et de prendre la place que tu dois occuper. Parce que la vie t’attends. Hâte-toi lentement mais sûrement.
Souviens-toi, un rosier ne pourra jamais donner une fleur de muguet même si elle est aussi une plante et qu’elle suit le même processus pour montrer sa rose.
Alors sérénité et bienveillance avec toi et les autres.
T’observer, t’écouter, t’émerveiller, t’aimer et apprendre … est un travail à plein temps pour te développer et connaître ton potentiel.
Quand à 7 ans je perds mon père, l’amour prend sa réalité physique par l’absence de l’amour de mon père.
Quand je cueillais une goyave ou une papaye, ma grand-mère me demandait que je dise d’abord merci au goyavier ou au papayer, comme je l’aurais fait avec une personne dans la rue qui m’aurait donné quelque chose. Je comprenais que ces arbres sont vivants comme moi et que je peux les respecter et créer un lien d’amour avec tout ce qui est vivant et qui me nourrit de surcroît.
Je me suis sentie moins seule depuis. J’aime ce silence et cette solitude pour me ressourcer à chaque fois que j’en éprouve le besoin. J’ai retouvé mon sourire, ma joie de vivre tout en vivant les bonnes et moins bonnes émotions que la vie m’offre sur mon chemin pour grandir toujours avec plus de conscience. J’ai appris à découvrir l’amour qui est en moi par cette immense tristesse et manque de mon père mais aussi à créer du lien et donner du sens à mon existence et reconnaître l’existence de l’autre.
L’Amour m’aide à tracer ma propre voie en prenant comme départ cette fois cette source en moi avec cette humilité que mon père et ma grand-mère m’ont apprise.